ZOOM SUR… | Se7en

Synopsis :
Pour conclure sa carrière, l’inspecteur Somerset, vieux flic blasé, tombe à sept jours de la retraite sur un criminel peur ordinaire. John Doe, c’est ainsi que se fait appeler l’assassin, a décidé de nettoyer la société des maux qui la rongent en commettant sept meurtres basés sur les sept péchés capitaux : la gourmandise, l’avarice, la paresse, l’orgueil, la luxure, l’envie et la colère.

Retour donc sur un thriller mythique des années 1990, brillement réalisé par David Fincher et merveilleusement interprété par le trio Brad Pitt, Morgan Freeman, Gwyneth Paltrow : SEVEN. L’un des meilleurs films que j’ai vu à aujourd’hui et que je vous conseille grandement de le regarder si vous ne l’avez toujours pas vu.

Les sept péchés capitaux : la gourmandise, l’avarice, la paresse, l’orgueil, la luxure, l’envie et la colère… un sujet repris et exploités à de nombreuses reprises. Cependant, on doit avouer que le scenario d’Andrew Kevin Walker est un des meilleurs sur le sujet.

L’histoire d’un serial killer, surnommé John Doe, qui souhaite devenir « la main de Dieu », en cherchant à éradiquer les maux de la société. Pour cela, il tue ses victimes symboliquement selon un même schéma : les sept péchés capitaux. Un duo de flics va alors se lancer à sa recherche : David Mills, fraîchement débarqué dans la police de la ville, fera équipe avec un officier proche de la retraite, William Somerset. Et nous voici avec une bonne intrigue ancrée.


Le film tend à suggérer la violence plus qu’à la montrer, et grâce à la main de génie de David Fincher, il n’en reste pas moins palpitant. Les crimes, plus tordus les uns que les autres, reprennent chacun l’essence des 7 pêchés : la gourmandis e est représentée par un homme obèse que l’on força à manger jusqu’à n’en plus pouvoir, l’avarice par un avocat avide d’argent, la paresse par un homme drogué que le sérial killer abandonna attaché dans un lit, la luxure par une prostituée, tuée lors d’un acte sadomasochiste et l’orgueil par une femme qui préféra mourir plutôt que de vivre défigurée.

Plongés en apnée dans un univers glauque superbement photographié par Darius Khondji, les personnages jouent un simulacre d’apocalypse, où la décomposition des corps répond à celle de la société. Complaisant, David Fincher entretient une fascination morbide pour son tueur. Il enlumine le meurtre, l’orne d’or et de vermine, jusqu’à la nausée. A sa sortie, Seven a ouvert une brèche dans la routine hollywoodienne, avant de devenir, à son tour, le modèle de nombreux « serial thrillers ».


À sa sortie en 1995, le film fait un carton : presque 5 millions d’entrées et une multitude de critiques positives. En plus de marquer le début d’un duo d’exception : Brad Pitt/David Fincher (que l’on retrouvera dans Fight Club et L’Etrange Histoire de Benjamin Button), le film tourne aussi autour d’une manière nouvelle de procédé pour le tueur : il cherche ici à se présenter en justicier. Seven fait désormais parti des films notables et mythiques du septième art.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s