Critique | Halloween


Quarante ans, c’est le temps qu’il a fallu à Michael Myers de patienter pour s’évader de son hôpital psychiatrique et se remettre en chasse. Mais c’est aussi le temps qu’il a fallu à sa victime de l’époque, Laurie Strode de se préparer à l’affronter et de pouvoir, ou non, enfin mettre fin aux agissements de ce tueur en série. Nous ne pouvions pas vous faire un numéro d’octobre sans bien-sûr vous parler du film Halloween, sorti dans nos salles il y a quelques jours. Et que dire de ce film, si ce n’est qu’il vaut vraiment le coup d’oeil ?!

Les avis sont d’ores et déjà très mitigés, certains le qualifie de fantastique, d’autres de flop total. Mais moi je vous dirais que cet Halloween version 2018 est une bonne suite qui respecte, d’une part l’oeuvre originale : c’est-à-dire tout le travail de Carpenter sur le premier volet, mais également ses fans. Car même si le film use un peu de la nostalgie, il l’a zappe d’un coup sec pour vous immiscer dans un climat d’angoisse à la limite de la parano sur une mise en scène très froide et précise. Pour cela le travail de David Gordon Green est très appréciable, et l’on sent que l’ombre de John Carpenter plane sur le film. Et oui papa n’abandonne pas son bébé !

C’est sûr que si vous attendez un film d’horreur bien gore avec des jump sacres et screamers à tire-larigot vous allez être déçu. Mais dans le fond, ce n’est pas la manière de faire d’Halloween de vous faire peur, donc de ce point de vue-là, il ne sert strictement à rien de démonter le film, car il respect le propre code que Carpenter a instauré.

Bien-sûr le film comporte quelques défauts, sinon cela ne serait pas drôle. En grande partie dû à la distribution de la VF qui est vraiment bâclée ! C’est vrai qu’aujourd’hui, beaucoup regarde les films en VO, mais faut-il en négliger la VF pour autant ? Petit clin d’oeil à la scène de la baby-sitter pour celles et ceux qui ont vu ou irons voir le film. C’est à la limite du ridicule que de laisser un cri aussi mauvais dans un film d’horreur… Mais aussi quelques actions et situations un peu trop simplistes voir inachevées et non travaillées . Doit-on en tenir compte ? Cela va de soi que oui, mais, doit-on détruire le film pour autant, la réponse est : non.

Je vous parlais de nostalgie. Mais quel bonheur que de revoir Jamie Lee Curtis interpréter 40 ans plus tard son rôle de Laurie Strode ! Productrice Déléguée sur le film, elle s’investit à fond dans celui-ci et cela se ressent tout de suite à l’écran. Personnellement, je trouvais que c’était une très bonne actrice, mais là, mon opinion ne peut qu’être renforcée. C’est surtout son interprétation + la mise en scène qui nous plonge dans cet état le « parano limite ». On se retrouve vraiment à la place de Laurie Strode, c’est efficace pour un film d’horreur.


John Carpenter n’est seulement reconnu en tant que « Papa » d’Halloween. Il en est aussi le compositeur. Tout le monde connaît ce thème iconique ! Et il faut rendre à César ce qui est à César et donc souligner l’excellent travail de Carpenter sur la BO du film, qui je trouve est vraiment excellente, mais également la participation de son fils Cody Carpenter et de son filleul Daniel Davies. Et oui, cela reste donc une histoire de famille, et même si elle a été réalisée avec des moyens plus élevés, l’esprit musical et la partition d’origine y est en tout point préservée !


Donc si vous aussi attendiez avec impatience ce dernier volet de la saga Halloween, n’attendez plus une seule seconde et courez-y !

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